Simulateur salaire brut net et coût employeur 2026

Une gestionnaire de paie et un dirigeant examinent un bulletin de salaire

Salaire brut, net et coût employeur : le simulateur 2026

Entrez un salaire brut, un net ou un budget employeur : le simulateur reconstitue le bulletin de paie complet, ligne de cotisation par ligne de cotisation, et vous montre où part chaque euro.

Barèmes au 1er janvier 2026 — plafond mensuel de la Sécurité sociale, taux Agirc-Arrco et réduction générale des cotisations patronales inclus.

Votre situation

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€ / mois
Bulletin de paie simplifié Non-cadre · 35 h · Barèmes 2026

Net à payer avant impôt

1 979 €

soit 23 748 € net par an

Salaire brut
2 500 €
Net à payer
1 979 €
Coût employeur
3 145 €
  • Net au salarié 63 %
  • Cotisations salariales 17 %
  • Cotisations patronales 20 %

Pour 100 € versés en net au salarié, l’entreprise dépense 159 €.

Détail des cotisations, ligne par ligne
Cotisation Base Part salarié Part employeur
Salaire brut2 500,00 €
Total des cotisations salariales− 521,01 €
Net à payer avant impôt1 978,99 €
Net imposable2 050,22 €
Total des cotisations patronales+ 644,72 €
Coût total employeur3 144,72 €

Estimation indicative hors primes, heures supplémentaires, avantages en nature, conventions collectives et exonérations spécifiques (apprentissage, ZFU, JEI). Elle ne remplace ni un bulletin de paie ni l’avis d’un expert-comptable.

Entreprise et temps de travail

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Paramètres avancés
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Comment ce simulateur calcule le net et le coût employeur

La plupart des convertisseurs se contentent d’appliquer un pourcentage forfaitaire au salaire brut : « –22 % pour un non-cadre, –25 % pour un cadre ». C’est rapide, mais cela masque les deux mécanismes qui font réellement varier le résultat : le découpage du salaire en tranches, et la réduction générale des cotisations patronales, qui peut diviser par dix la charge pesant sur un bas salaire.

Ce simulateur reproduit le mécanisme réel de la paie française, en trois temps.

1. Le salaire est découpé en tranches

Le plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) sert de référence. Il est fixé à 4 005 € par mois en 2026, soit 48 060 € par an. Le SMIC horaire brut retenu est de 12,08 €, soit 1 832 € par mois pour 35 heures hebdomadaires.

  • Tranche 1 : la part du salaire comprise entre 0 et 1 PMSS (0 à 4 005 €).
  • Tranche 2 : la part comprise entre 1 et 8 PMSS (4 005 € à 32 040 €).

La retraite complémentaire Agirc-Arrco coûte 3,15 % au salarié sur la tranche 1, mais 8,64 % sur la tranche 2. En sens inverse, la cotisation vieillesse plafonnée de 6,90 % s’arrête net au plafond. Ces deux mouvements se compensent presque exactement, ce qui produit un résultat contre-intuitif que nous détaillons plus bas.

2. Chaque cotisation est appliquée à sa propre assiette

Vingt lignes de cotisations sont calculées séparément : vieillesse plafonnée et déplafonnée, Agirc-Arrco, contributions d’équilibre général et technique, chômage, AGS, accidents du travail, allocations familiales, Fnal, formation professionnelle, taxe d’apprentissage, CSG et CRDS. Certaines dépendent de seuils : la cotisation maladie patronale passe de 7 % à 13 % au-delà de 2,5 SMIC, les allocations familiales de 3,45 % à 5,25 % au-delà de 3,5 SMIC.

La CSG et la CRDS, elles, ne portent pas sur le salaire brut mais sur 98,25 % de celui-ci : c’est l’abattement pour frais professionnels.

3. La réduction générale allège les bas salaires

En dessous de 1,6 SMIC, l’employeur bénéficie de la réduction générale des cotisations patronales, dite « réduction Fillon ». Elle est dégressive : maximale au niveau du SMIC, elle s’annule à 1,6 SMIC. Sur un salaire de 2 500 € brut, elle représente 230 € par mois. Au niveau du SMIC, elle atteint 585 € et ramène les cotisations patronales restantes à environ 3 % du brut : ignorer cette réduction, comme le font beaucoup de calculateurs, surestime alors le coût employeur de près de 30 %.

Le simulateur applique le coefficient officiel : (T ÷ 0,6) × (1,6 × SMIC annuel ÷ rémunération annuelle − 1), avec T = 0,3194 pour les entreprises de moins de 50 salariés et 0,3234 au-delà.

Brut, net à payer, net imposable : trois chiffres différents

Un bulletin de paie affiche au moins quatre montants, et les confondre coûte cher au moment de la déclaration de revenus.

Salaire brut
Le salaire négocié dans le contrat de travail, avant toute cotisation. C’est le seul montant qui figure dans une offre d’emploi.
Net à payer avant impôt
Le brut moins les cotisations salariales. C’était le montant viré sur le compte avant la mise en place du prélèvement à la source.
Net imposable
Le montant retenu par l’administration fiscale. Il est supérieur au net à payer, car la CSG-CRDS non déductible (2,90 %) et la part patronale de la mutuelle y sont réintégrées. C’est le chiffre à reporter sur la déclaration de revenus.
Net à payer après impôt
Le net à payer diminué du prélèvement à la source. C’est le virement effectivement reçu.

Un cadre gagne-t-il vraiment moins net qu’un non-cadre ?

Non. À salaire brut égal, l’écart de net entre un cadre et un non-cadre se compte en centimes : la seule cotisation salariale propre au statut cadre est l’APEC, à 0,024 % du brut, soit 60 centimes par mois sur un salaire de 2 500 €. Aucun autre taux ne change.

Plus surprenant encore, le taux de cotisations salariales obligatoires n’augmente pas avec le salaire. Il s’établit autour de 20,8 % sur la tranche 1 et redescend même légèrement, vers 19,8 %, sur la tranche 2 : la hausse de la retraite complémentaire y est plus que compensée par la disparition de la cotisation vieillesse plafonnée. Les « 25 % pour les cadres » que l’on lit partout ne correspondent à aucune cotisation obligatoire — ils viennent de la mutuelle d’entreprise, de la prévoyance et de la retraite supplémentaire, dont les montants sont propres à chaque employeur. Vous pouvez les saisir dans les paramètres avancés du simulateur pour retrouver votre net réel.

Le statut cadre coûte en revanche plus cher à l’employeur : la cotisation de prévoyance de 1,50 % sur la tranche 1 est à sa charge exclusive, soit une soixantaine d’euros par mois au niveau du plafond.

La cotisation APEC, ligne par ligne

C’est la seule ligne du bulletin de paie réservée aux cadres, et elle intrigue à juste titre : son montant est dérisoire, mais elle apparaît sur chaque fiche de paie. La cotisation APEC finance l’Association pour l’emploi des cadres, l’organisme qui accompagne les cadres en recherche d’emploi et publie les études de référence sur les salaires.

Son taux global est de 0,06 %, réparti entre l’employeur (0,036 %) et le salarié (0,024 %). Elle porte sur les tranches 1 et 2, c’est-à-dire sur la rémunération jusqu’à huit fois le plafond de la Sécurité sociale.

  • Sur 2 500 € brut : 0,60 € par mois pour le salarié, 0,90 € pour l’employeur.
  • Sur 5 000 € brut : 1,20 € pour le salarié, 1,80 € pour l’employeur.

Elle est due par tous les employeurs du secteur privé pour leurs salariés cadres et assimilés, y compris les VRP et les journalistes rattachés au régime des cadres. Le simulateur ci-dessus l’intègre automatiquement dès que vous sélectionnez le statut cadre : dépliez le détail des cotisations pour la voir apparaître à sa place, entre la contribution d’équilibre technique et la prévoyance.

Si vous recrutez, l’article nos contenus Ressources humaines détaille les autres postes de coût à anticiper au-delà du salaire. Et si vous créez votre structure, sachez que le président de SASU relève du même régime assimilé salarié : ce simulateur chiffre donc aussi sa rémunération. Notre quiz du statut juridique en détaille les conséquences.

Questions fréquentes

Quel est le net pour 2 500 € brut en 2026 ?

Environ 1 979 € net avant impôt pour un salarié non-cadre à temps plein, soit un taux de charges salariales de 20,8 %. Pour un cadre au même brut, le net est quasi identique : 1 978 €. Le coût pour l’employeur s’établit autour de 3 145 € une fois la réduction générale appliquée.

Combien coûte réellement un salarié à 2 000 € net ?

Un net de 2 000 € correspond à environ 2 527 € brut pour un non-cadre à temps plein, soit un coût employeur de 3 195 € par mois, ou 38 300 € par an. Autrement dit, l’entreprise dépense près de 1,60 € pour chaque euro net perçu par le salarié.

Quel pourcentage retenir pour passer du brut au net ?

Retirez 21 % du brut. C’est le taux des cotisations salariales obligatoires dans le privé, et il varie très peu selon le niveau de salaire ou le statut : environ 20,8 % sous le plafond de la Sécurité sociale, 19,8 % au-dessus. Ajoutez 2 à 4 points si votre entreprise propose une mutuelle et une prévoyance, et 1,30 point pour le régime local d’Alsace-Moselle.

Les cotisations patronales représentent-elles vraiment 42 % du salaire ?

Uniquement au-delà de 1,6 SMIC, seuil à partir duquel la réduction générale ne s’applique plus. En dessous, l’effet est spectaculaire : au niveau du SMIC, les cotisations patronales restantes tombent à environ 3 % du brut, soit une cinquantaine d’euros par mois. Un salarié payé au SMIC coûte donc à peine plus cher que son salaire brut. Le taux effectif dépend ensuite du niveau de rémunération, de l’effectif et du taux d’accident du travail notifié par la Carsat.

Le simulateur prend-il en compte les primes et le 13e mois ?

Pas directement. Pour intégrer un 13e mois, basculez la période sur « Annuel » et saisissez la rémunération annuelle totale, primes comprises. Le calcul par tranches sera alors mené sur une base annuelle, ce qui reflète mieux la régularisation progressive pratiquée en paie. Ces mêmes primes entrent en revanche pleinement dans la base de calcul de l’indemnité de congés payés, où elles font souvent basculer le résultat en faveur du salarié.

Pourquoi mon bulletin de paie affiche-t-il un net différent ?

Trois causes principales : une mutuelle ou une prévoyance d’entreprise dont les montants sont propres à votre contrat, une convention collective imposant des cotisations supplémentaires, et les éléments variables du mois (heures supplémentaires, absences, tickets restaurant, indemnités de transport). Un écart de quelques dizaines d’euros est normal ; un écart de plusieurs centaines mérite une vérification.

Poursuivre avec

Avertissement. Ce simulateur fournit une estimation à visée pédagogique, fondée sur les barèmes de droit commun applicables au 1er janvier 2026 pour un salarié du secteur privé. Il ne tient pas compte des conventions collectives, des exonérations sectorielles ni des situations particulières (apprentissage, contrats aidés, expatriation, mandataires sociaux).

Valeurs de référence utilisées : plafond mensuel de la Sécurité sociale 4 005 €, SMIC horaire brut 12,08 €, coefficient maximal de la réduction générale 0,3194 (moins de 50 salariés) et 0,3234 (50 salariés et plus). Ces valeurs sont regroupées en tête du script de la page pour être mises à jour chaque année.

Les résultats ne constituent pas un conseil juridique, social ou fiscal et n’engagent pas la responsabilité d’Alliance Entreprendre. Pour un chiffrage opposable, adressez-vous à un expert-comptable ou à un gestionnaire de paie.